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Quelques idées qui me viennent…

Être productive, c’est difficile! 9 mars 2012

Filed under: travail d'une universitaire — Martine Peters @ 16:03

Depuis deux semaines, je travaille tous les jours à l’ordinateur. J’ai une échéance pour la fin mars pour un chapitre de livre. Je me lève à 7 h, je me douche, je déjeune et je m’installe à l’ordinateur vers 7 h 30 -7h45. Entre 7 h 45 et midi, je n’arrête pas. Quand arrive l’heure du dîner, je me rends compte que je n’ai RIEN fait, que mon article n’avance pas. Pourtant, je n’ai pas arrêté de travailler! Voici ce que je fais.

  • Je réponds à mes courriels (ils arrivent tous en même temps le matin puisque tout le monde travaille pendant que je dors!).
  • Je vérifie les fils RSS auxquels je suis abonnée.
  • Évidemment, je lis ma page Facebook pour être au courant de ce qui se passe chez mes amis et ma famille. Si je ne lisais pas Facebook, je ne saurais jamais ce que font deux de mes trois enfants!
  • Je « Skype » mes assistantes de recherche, mes étudiants, mes collègues, ma famille. Je résous beaucoup de problèmes de cette façon et c’est beaucoup plus efficace que le courriel.
  • Je règle des détails administratifs pour l’université (rapports de dépense).
  • Je rédige une proposition de communication pour un colloque.
  • Je corrige les travaux de mes étudiants de maitrise ou de doctorat.
  • Je prépare des ateliers qui seront annulés!
  • Je rédige un billet pour mon blogue.
  • Je règle les urgences de plusieurs personnes, collègues, étudiants, mari, enfants.

Mais mon article n’avance pas!!!

L’après-midi, après le repas, je fais une petite sieste afin d’être plus productive en soirée parce que je continuerai de travailler… Puis, je joue une partie de tennis afin de me tenir en santé, important la santé.

Vers 15 h, je me remets au boulot et je bosse jusqu’à 19 h. Je réussis à travailler quelques heures sur mon article, mais ce n’est pas assez…

Est-ce que je manque de discipline? Est-ce que je devrais me faire une liste et m’y tenir? Est-ce que je devrais ignorer les courriels, les appels Skype, les fils RSS, les urgences des autres?

Bonnes questions…

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7 Responses to “Être productive, c’est difficile!”

  1. Ça fait tellement du bien de lire que ça arrive aussi aux autres!

    PAt 🙂

  2. Anonyme Says:

    C’est la vraie vie quoi! Je pensais qu’en étant si loin, ce serait plus facile… Une idée? Coupe l’internet et va sur une île perdue de la Thaïlande et là, tu auras d’autres raisons pour ne pas avancer 😉

  3. Dominique Says:

    Les articles, c’est meilleur à la dernière minute, pourvu qu’on s’y prennent longtemps à l’avance.

    Tu vas toujours être incapable d’ignorer les urgences des autres, sauf quand tu seras toi-même dans le jus…

    Justement, j’ai une urgente envie de voyager, es tu prête? Vas vite finir ton article et tout le reste de ce que tu as a faire pour qu’on puisse s’amuser!

  4. Patrick, je me doutais bien que je n’étais pas la seule!
    Anonyme, je me rendrai en Thaïlande au mois de mai. J’en profiterai pour faire du « sur place » à ce moment! 🙂
    Dominique, c’est pour mieux te recevoir que je veux finir ce @#%?&&* d’article… Et toute la belle visite qui arrive en Chine dans les prochains mois!

  5. Ah l’écriture d’articles! 🙂

    Depuis quelques années, j’ai arrêté de me battre contre le manque d’inspiration. La conduite de projets de recherche sur l’écriture au primaire et au seconde m’a vraiment fait prendre conscience que cette tâche ne se commande pas au doigt et à l’oeil. Je pratique donc maintenant l’approche du «mûrissement». Voici en quoi cela consiste.

    J’investis une demi-journée complète où je me concentre que sur le texte que j’ai à écrire ( sauf répondre à quelques petits courriels ici et là, bien entendu 😉 ). Je fais une tempête d’idées et j’essaie d’organiser ces dernières le plus possible. Pour donner une idée, pour mon dernier rapport de recherche (environ 80 pages), j’avais un plan de 3-4 pages à simple interligne. Quand l’inspiration ne vient pas pour la mise en texte, je ne m’acharne pas. Je laisse reposer le tout.

    Depuis que je procède ainsi, je suis épaté de constater à quel point le cerveau semble continuer à travailler sur des tâches mises en arrière-plan. Je laisse le temps passer mais, à chaque jour, je prends quand même quelques minutes pour me demander à quoi pourrait ressembler mon inspiration si je commençais à écrire le lendemain matin (c’est le moment où j’écris le mieux). Je relis mon plan et j’y apporte quelques modifications si j’en vois la nécessité. Si je sens que l’inspiration est nulle, je passe un autre tour, mais je reprends quand même quelques minutes le lendemain pour réévaluer la situation. Et un bon jour, j’en viens à «sentir» que le lendemain sera la «bonne journée». Et là, lorsque je m’y mets, ça clanche!

    Il y a quelques conditions au bon fonctionnement de cette approche. D’abord, il faut avoir une assez bonne idée du but d’écriture qu’on poursuit. Ensuite, il faut avoir un peu de temps devant soi. J’entends par là que si on vous commande un texte pour la semaine prochaine, je ne suis pas certain que la période de mûrissement sera suffisante. Enfin, lorsqu’on sent que les eaux vont crever, tout dépendant de la nature du texte à écrire, il faudra avoir à sa disposition quelques longues périodes sans interruptions importantes pour procéder à l’accouchement.

    Il y a bien entendu des avantages à cette approche. Diminution de la frustration et du sentiment d’incompétence. On peut effectuer nos autres tâches sans se dire qu’on devrait plutôt être en train d’écrire. Les idées ont le temps de germer. Enfin, bien que je n’aie pas effectué de mesure précise, j’ai l’impression que je mets moins de temps pour écrire mes textes. Mais peut-être est-ce dû aussi à l’expérience gagnée au fil du temps.

    Cela dit, Martine, à voir les éléments que vous avez énumérés, vous êtes peut-être improductive… mais par rapport à ce que vous aimeriez faire à un moment précis (écriture)… et non pas improductive tout court 🙂

  6. J’oubliais une condition au bon fonctionnement. Il faut avoir une échéance assez précise. Autrement, le texte risque de ne jamais voir le jour.

  7. Merci Stéphane pour la suggestion. Je pense que dans ce cas-ci, ce n’est pas un manque d’inspiration mais plutôt un manque de motivation. Et c’est malheureux car la dernière condition y est: date d’échéance = 26 mars…


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