Panique : Conférence à Shanghai!

Cette semaine, je suis à la «IADIS International Higher Education conference»  à Shanghai. Je donnerai une communication sur le cadre théorique de ma recherche qui porte sur le créacollage ainsi que sur le plagiat. Je suis un peu nerveuse suite à la réception des commentaires obtenus lorsque j’ai soumis ma proposition de communication pour une présentation théorique.

 

Comments: Very interesting topic, I’m quite curious to listen to your opinion about the issue.

Normalement, lorsqu’on présente un cadre théorique, on ne donne pas son opinion. On présente ce que les chercheurs ont dit sur le sujet. Remarquez que je n’aurai pas de problème à donner mon opinion !  🙂

 

Comments: Indeed, this debate is important to the academic world.

Positive Points: The problem needs more discussions on  teachers best practices to deal with such widespread behavior.

Negative Points: Please, point out how do you manage with your students!

Voici ce qui me rend nerveuse… Ici, l’opinion de cet évaluateur, c’est que ce sont les enseignants qui doivent gérer le problème. Or ma position, c’est que ce n’est pas un problème mais bien une différente façon de faire les choses. Les étudiants cherchent sur Internet, trouvent des informations qu’ils évaluent, qu’ils choisissent pour ensuite rédiger leurs travaux en s’inspirant des informations trouvées. Ils peuvent paraphraser ou citer. Pour moi, jusqu’à présent, ça va. Ce n’est que lorsqu’ils ne citent pas leurs sources qu’il y a un problème. Mais nombreux sont les enseignants qui déclarent que les étudiants ne font que du copier/coller. Ils ne voient pas le travail fait par les étudiants pour la recherche, la sélection, l’analyse d’information et ensuite l’assimilation de celle-ci pour l’intégrer dans leur texte. Lorsque c’est bien fait, c’est une nouvelle création, un nouvel agencement d’idées.

Ken, un ami chinois avec qui j’ai discuté de ma communication hier soir, m’a dit qu’en Chine, rien ne doit être noir ou blanc. Son conseil de businessman : « don’t tell them that you will deliver 10 products at 3 o’clock, tell them that you will deliver some products sometime in the afternoon ». D’après lui, en étant vague, tout en les dirigeant subtilement vers ma position, j’ouvrirai la porte à de nombreux débats et les Chinois adorent les débats… Ken affirme que c’est la meilleure façon d’ouvrir la porte à une autre perception du créacollage. Pas certaine que cela m’enlève ma nervosité, au contraire !   🙂

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3 réflexions sur “Panique : Conférence à Shanghai!

  1. Tu ne peux que les amener à une réflexion. Ils n’ont pas à rejeter ni accepter ils n’ont qu’à réfléchir à leur tour avec les lumières que ta présentation leur fournira.
    Bonne conférence
    Bon voyage

  2. Salut MArtine

    Juste pour te laisser savoir que c’est intéressant de te lire. Tes éclairages sur la culture asiatique (commentaires et réalités de tes élèves) sont intéressants.
    Merci Jacky

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