Le blogue de Martine Peters

Quelques idées qui me viennent…

Les cartes conceptuelles 24 novembre 2010

Filed under: carte conceptuelle,CCM,enseignement,technopédagogie — Martine Peters @ 07:28

Je l’annonce, j’aime les cartes conceptuelles. Je suis visuelle et je prend plaisir à faire des liens entre les concepts qui sont regroupés autour d’un sujet. La création d’une carte mentale me permet  souvent de clarifier ma pensée. Je l’utilise pour réfléchir à mes demandes de subventions, aux liens entre ma problématique, mon cadre conceptuelle et ma méthodologie. S’il y a des concepts qui n’ont pas leur place, je le vois rapidement quand je ne peux pas faire de liens entre eux.

Depuis la semaine dernière, dans le cadre d’un de mes cours de technopédagogie, mes étudiants, François, Jacky, Mercédès, Nancy et Natalie, ont tenté de créer une carte conceptuelle de ce qu’est l’intégration des TIC. Pas facile et même avec la combinaison de leurs quatre cartes conceptuelles (voir ci-dessous), je crois qu’il manque encore des liens. Je leur ai lancé un défi d’ici la fin du cours : tenter de compléter la carte conceptuelle. Quels concepts manquent d’après vous? Aidez-les…  🙂

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2 Responses to “Les cartes conceptuelles”

  1. pgiroux Says:

    Bonjour Martine,

    J’ai pris quelques secondes pour y jeter un oeil. Il y a déjà plusieurs choses… Ça démontre déjà la complexité du processus. J’ai quelques suggestions à faire…

    L’un des aspects qui peuvent être améliorés selon moi est tout ce qui touche aux conditions facilitant l’intégration des TIC. Ces conditions semblent représentées par des flèches « nécessite ». Dans les écrits, tes étudiants trouveront en cherchant à propos des conditions qui favorisent ou à propos des barrières à l’intégration. Si tu n’exigeais pas de toujours se référer à des références scientifiques, je recommande à tes étudiants d’aller lire ce billet écrit suite à une activité d’apprentissage dans mon cours sur les TIC: http://pedagotic.uqac.ca/?post/2007/10/29/434-sur-les-conditions-favorisant-l-integration-des-tic

    J’avais alors jumelé mes étudiants de premier cycle avec des volontaires. Lorsque mes étudiants ont questionné ces volontaires, ces derniers ont effectivement confirmé que l’ouverture d’esprit était nécessaire. (C’est l’objet d’une flèche « nécessite » dans la carte conceptuelle que tu nous as présenté plus haut.) Il y avait cependant plusieurs autres caractéristiques de l’enseignant qui ressortaient comme importantes dont:
    * être en mesure d’entretenir de bons rapports humains (je crois que ça s’explique du fait que les volontaires ayant répondu aux étudiants ont aussi dit qu’il était important de réellement percevoir les apprenants comme étant au centre du processus d’apprentissage. Le rôle de l’enseignant change donc et ses compétences à entretenir de bons rapports sont sollicités comme coach, co-apprenant, guide, accompagnateur, initiateur de questionnements…)
    * La motivation de l’enseignant, car il devra s’investir, faire des efforts…
    * Une maitrise minimale de l’informatique
    * Plusieurs qualités personnelles ont aussi été citées telles que la patience, la flexibilité cognitive ou la capacité d’adaptation aux changements et la capacité d’improvisation.

    Outre les caractéristiques des enseignants, il ne faut surtout pas minimiser celles du milieu qui doit être ouvert et ne pas offrir de résistance inutile. Je crois que ça mérite une flèche « nécessite ». L’attitude de l’équipe-école a définitivement un impact sur la réussite de l’intégration des TIC.

    La carte indique que l’intégration des TIC provoque un changement de rôle pour l’enseignant. C’est souvent juste, mais pas absolument nécessaire selon moi. Cet aspect de la carte implique qu’avant l’intégration des TIC, l’enseignant adopte un paradigme éducationnel particulier. Il pourrait être amélioré ou nuancé… Je m’explique. L’intégration des TIC amène PARFOIS une évolution des croyances et pratiques pédagogiques. Sadholtz et compagnie ont, par exemple, décrit un modèle à 5 étapes ou jalons de cette évolution. Grosso modo, selon ce modèle, les TIC amènent les enseignants à évoluer d’un paradigme centré sur l’enseignant à un paradigme centré sur l’apprenant (Je résume beaucoup ici! Lisez « La classe branchée » ou la documentation du projet ACOT.) Or, ce modèle date déjà de plus de 10 ans et il est maintenant facilement envisageable compte tenu du contexte politique des dernières années qu’un enseignant ait fait ce passage sans avoir recourt aux TIC. On peut adopter des stratégies centrées sur l’apprenant sans avoir recours aux TIC. Je crois donc que les TIC agissent comme catalyseur du changement. Et si l’intégration des TIC survenait APRÈS le passage d’un paradigme à l’autre dans la pratique? Les TIC ne provoqueraient alors aucun changement ou très peu de changements dans les rôles de l’enseignant.

    Je dis souvent à mes étudiants que les TIC ne sont ni noires, ni blanches. Elles sont toujours dans des nuances de gris. C’est pour illustrer que les TIC et les absolus (comme une relation de cause à effet de type « provoquent ») ne font pas bon ménage…

    J’ai adoré la référence au programme. Dans la structure scolaire, outre le programme, il y a aussi les RECIT qui peuvent jouer un rôle… J’ai aussi été très heureux de constater que l’on présente les TIC comme étant des outils. On l’oublie trop souvent… LA section décrivant ce que les TIC peuvent « faciliter » est aussi intéressante.

    D’un autre côté, je suis très déçu (Pas de stress ici… je taquine un peu et j’en profite pour pousser un thème qui me tient à coeur!) que tes étudiants parlent de faire un choix entre MAC et PC sans considérer Linux. Cette carte ne parle pas, non plus, des logiciels libres en général… Les valeurs véhiculées par ce « mouvement » correspondent tout à fait aux valeurs qui ont fondé le système éducatif québécois… De plus, plusieurs de ces logiciels et systèmes d’exploitation sont maintenant matures. Ils doivent faire partie de l’équation.

    Et, dernier commentaire, je répondrai à la question posée par cette carte que l’intégration des TIC n’est ni un rêve, ni une réalité. En 2010, c’est simplement un nécessité économique (compétitivité de nos travailleurs de demain) et sociale (technologies = souvent meilleure qualité de vie, mais il faut savoir les utiliser/réparer/améliorer).

    Il faudra nous faire un suivi et nous présenter le résultat final.

    PAt 🙂


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